20/04/2004

Vitrail




VITRAIL



Brûle, le feu follet de l'image insolite,
avant qu'au point d'amour, la nuit ne périclite !
Ton industrie occulte a puissance d'Enfer
pour distiller les sels et transmuer le fer :
accorde-moi, ce soir, l'alchimie du sable
et je te créerai un cristal ineffable ...

La patiente éclosion des ferments alcalins
n'offre qu'un verre mat, aux reflets opalins.
Je ne puis te poursuivre en mon verbe insipide :
ton fusain est trop dur, ton pinceau trop limpide.
Fut-il vrai qu'un échec me retienne à l'écart,
j'épouserai l'ellipse irisée de l'art ... !

Taille le quartz éteint de ma fade ignorance :
les carats bruts ont plus de prix sur la balance.
Aux prismes d'amarante et de cobalt sertis,
convergent les rayons des cosmos répartis ...
l'émail du sinople a l'éclat des émeraudes ...


- Un sylphe apparaît au creuset des électrodes ...


Les embruns matineux ont tout décoloré :
l'aube interdite étreint mon rêve évaporé ...

16:11 Écrit par Jean-Paul Flament | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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