20/04/2004

Sonnet à l'Absent




Sonnet à l'Absent



à Michel Stavaux



L'absence a couronné de thyrse et de laurier
Le front pâle et fermé de ton adolescence.
Le fluide a essaimé dans la luminescence
La musique égrainée au fil de ton courrier.

Malchance a bourgeonné d'un éclat sans quartier :
Romanichel grimé ou bien bouffon de France,
Que de masques fumés au creux de l'existence !
Le Verbe abandonné sous un bois d'églantier ...

L'offrande consommée est toute en la souffrance.
L'errance est condamnée au su du monde entier.
Faut-il donc présumer pour cela d'espérance ?

Qu'il ait pu tant aimer dans cette transparence
Suffit à sublimer d'un cri sa délivrance :

Et Christ a fleuronné aux versets du psautier ...

15:58 Écrit par Jean-Paul Flament | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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