20/04/2004

O toi, l'absente ...



0 toi l'absente de mes jours sans peine
qui fus ma compagne de jadis
indique-moi où jaillit la fontaine
qui fleure bon le myosotis

Lorsque je fus banni de cette ville
m'en allai sans plus me retourner
ni pleurer sur une quelconque idylle
oublier jusqu'à l'exil d'aimer

Il n'y a rien de neuf au cœur des hommes
vers quel orient lever les yeux ?
savoir où nous allons et qui nous sommes
et ne plus nous prendre pour des dieux

M'écœurent les façades sans vergogne
des demeures chastes du boulevard
toits blets où ne nichent pas les cigognes
lèpre blème sur des murs blafards

Je rejoindrai ma lointaine province
pourvu que l'exil me pèse trop
sous quel régime, règne de quel prince
retrouver bonne ville en sabots ?

Je ferai le guet dessous la poterne
en quel jardin nous cacherons-nous ?
nous irons nous baigner dans la luzerne
ma vie viendra au rendez-vous

10:54 Écrit par Jean-Paul Flament | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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