20/04/2004

Le pont




Le pont



Entre les ans passés, mon cœur est sans esquif.
Le bleu a chaviré au ciel de ton sourire.
L'anneau de notre étreinte a coulé de délire.
Les chairs de nos baisers s'écorchent au récif.

J'imaginais pour toi une arche à la dérive.
En fin de croisière, une île à Robinson.
Je t'emmènerai là où reste ma chanson.
Que le passeur est lent à gagner l'autre rive ...

N'y eut-il qu'un tranchant par-dessus le réseau,
Vers toi, je franchirai le vertige des eaux.
L'ébauche du bonheur ignore le naufrage.

J'ai composé des mots surpris contre l'écueil.
Les remous d'une épave engloutissent mon deuil.
Que le bac est pesant à joindre le rivage ...

15:31 Écrit par Jean-Paul Flament | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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