20/04/2004

Errances




Errances




Dialogue



J'ai marché par-dessus le sac aux illusions.
Au long d'un quai noirci, l'eau sale a ses raisons.


Ton cœur est sans abri : reviens à la maison.


La nuit colle son encre au détour des chemins.
Sous les brouillards ternis, je chercherai ta main.


Ne traîne pas dans l'ombre : elle étouffe demain.


L'œil morne du fanal guette le désespoir.
Les sentiers graveleux serpentent sans trottoir.
L'eau blême aura pour moi des effets de miroir.


Reviens ! Tends-moi les bras ! J'ai sondé du regard
le puits d'inespérance. Au fil du temps blafard,
je t'accompagnerai où mène ton errance...

15:39 Écrit par Jean-Paul Flament | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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