19/04/2004

Poète bien sot ...




poète bien sot
qui dut mordre poussière
comme bel angelot
sans aile de pierre
s'éprend d'une meunière
imagine aussitôt
qu'elle est prisonnière
et chevalier servant
déclare la guerre
aux moulins à vent

combien la musique
est amphigourique
sous l'arpège d'un mot
roulerai dans la fange
un corps à tête d'ange
qui bientôt
ne dira mot
l'idée me trotte par la tête
que je ne publierai pas
avant le trépas
comme ont fait bien des poètes



Arlequin, dis-moi ...
dis-moi sur quel monde
s'ouvre la tombe ...

14:49 Écrit par Jean-Paul Flament | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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